Qui sommes-nous ?

Le Laboratoire des Imaginaires est une association étudiante rennaise, visant à valoriser les travaux étudiants sur les cultures de l’imaginaire.

Nos missions :

  • Promouvoir les travaux de recherche des étudiant.e.s, particulièrement concernant les médias de genre et les cultures de l’Imaginaire.
  • Organiser des événements, rencontres et table-rondes entre chercheur.euse.s, professionnel.le.s, étudiant.e.s et grand public
  • Organiser des ateliers de réflexion entre étudiants.
  • Aider et accompagner les projets étudiants autour des cultures de l’imaginaire.

Pour en savoir plus sur notre activité, n’hésitez pas à explorer la rubrique Nos évènements, à consulter nos publications ou bien à nous contacter !


Qu’entends-t-on par « cultures de l’imaginaire » ?

En tant qu’association, le Laboratoire souhaite encourager et valoriser la recherche universitaire centrée sur les « cultures de l’imaginaire« . Cette notion recouvre celle des « littératures de l’imaginaire »1, promue depuis plusieurs années dans le monde du livre, tout en choisissant de l’étendre aux autres disciplines des Sciences Humaines et Sociales (SHS). Les objets de recherches qui nous intéressent sont donc nombreux : littérature, bande-dessinée, arts graphiques, jeux-vidéos, cinéma… où d’autres formes plus expérimentales telles que musique, podcast, arts plastiques ou théâtre. Ici, nous nous efforçons donc de penser l’imaginaire à la fois comme une thématique narrative et une idée ancrée dans un contexte culturel.

L’imaginaire comme fiction : une thématique narrative

Lorsque nous parlons de cultures de l’imaginaire, nous parlons de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique, triptyque classique de ces médias de l’imaginaire. Sans exclure pour autant des œuvres moins faciles à situer sur le spectre de l’imaginaire. Ce qui nous semble important ici c’est bien l’émergence dans la fiction d’un élément nouveau et inconnu (qu’on pourrait, dans certains cas, qualifier d’extraordinaire, de merveilleux ou de futuriste par exemple). Cet imaginaire se développe aujourd’hui dans de nombreuses formes de création et nécessite, par conséquent, d’être analysé à travers un regard interdisciplinaire.

L’imaginaire comme phénomène au sein d’un contexte culturel

Penser ces cultures de l’imaginaire dans leur interaction avec notre monde et sa société, c’est également proposer d’autres angles d’approche à la recherche universitaire : les communautés et leurs usages deviennent eux aussi sujet d’étude. La façon dont l’imaginaire se manifeste dans le réel par les pratiques de jeu, par les fandoms2: qui se réapproprient collectivement une fiction, dont les éditeur•trices/producteur•trices redéfinissent les codes sur des bases économiques ou sociales. Tout cela rentre parfaitement dans le domaine de recherche qui nous intéresse.

Posons quelques limites

Ce cadre pourrait nous emmener loin dans l’analyse d’œuvres littéraires ou scripturales qui parsèment l’histoire : les textes médiévaux, les sagas nordiques ou même certains contes écrits au cours du XIXe siècle répondent ainsi à plusieurs enjeux posés plus haut. Cependant, si nous reconnaissons que l’imaginaire contemporain s’est dans une grande mesure construit en regard de ces fictions premières, les mondes de l’imaginaire contemporains se développent au sein d’une activité collective distincte.

Ces dernières participent d’un paradigme contemporain, profondément marqué par les contextes artistiques, sociaux, économiques et scientifiques qui l’ont vu naître, puis se développer. Dans cette idée, il nous a paru sage de limiter notre définition de l’imaginaire depuis ses balbutiements à la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours, tout en conservant la possibilité d’analyser les œuvres antérieures dans une démarche comparatiste par exemple.


1. On désigne par ce terme les textes de Science-Fiction, de Fantasy et de Fantastique (d’où l’appelation SFFF également présente) ainsi que les fictions assimilées.
2. Communauté de fans organisée autour d’un domaine de prédilection.